Dans le cadre de la semaine de la relève syndicale, les membres du comité exécutif du SAREUS partageront les motifs de leur implication syndicale ainsi que leur vision du syndicalisme en 2014. Nous vous présentons aujourd’hui le texte de Xavier P. Laberge, trésorier.

28 Oct

Pour la semaine de la relève syndical, il est important pour moi de vous présenter ce qu’est le syndicalisme en 2014 et, dans quelle mesure, il devrait se renouveler. Étant étudiant à la maîtrise en science politique, les relations de pouvoirs font partie de mes sujets d’étude et les interactions entre l’employeur et les employé.e.s représentent un très bel exemple de ces relations au sein de la société. Assurément, au Québec, plusieurs employé.e.s ont droits à des conditions de travail digne de ce nom, mais il est important de se rappeler que cela provient de plusieurs décennies de revendications. Du travail des enfants aux congés de maladie, il faut comprendre l’apport essentiel du regroupement du milieu ouvrier dans ce processus. Le syndicalisme a énormément évolué au fil des années et doit continuer dans cette direction. Les récents scandales de la FTQ-Construction et les attaques de groupe populiste de droite relayé par les médias démontrent la diminution de l’influence positive du milieu syndicale sur le Québec.

Il est grand temps de remédier à cela et remettre les lettres de noblesse à un mouvement pour le bien commun et la défense d’une société plus juste et solidaire. Pour cela, il est nécessaire de limiter les guerres intestines au sein du milieu syndical et mettre les petits différents de côté pour travailler ensemble pour un monde meilleur. Les 10 ans de conservatisme au Canada et le retour d’un Parti libéral du Québec (PLQ) qui ont tous deux pour mission de réduire l’appareil étatique afin de favoriser une privatisation des services publics est très dangereux pour l’avenir des citoyen.ne.s.

Le renouveau syndical symbolise, pour moi, une redéfinition des objectifs des syndicats. Ils doivent représenter ce pour quoi ils militent. Ainsi, les syndicats doivent augmenter leur transparence, leur démocratie et leur militantisme. Les membres du SAREUS sont aux premières loges dans ce renouvellement du syndicalisme par notre jeunesse principalement, mais aussi parce que nous sommes entre le milieu étudiant et le milieu du travail. Nous pouvons donc symboliser une alliance entre le milieu étudiant et le milieu syndical du Québec et du Canada. L’énergie que les étudiant.e.s du Québec ont transmise durant plusieurs mois à notre société doit être canalisée et utilisée au sein du syndicalisme. Les intérêts et l’avenir du bien commun en dépendent. Avant d’être des employé.e.s, nous sommes des citoyen.ne.s. Nous devons toutes et tous travailler ensemble pour construire la société de demain!

Merci,