Dans le cadre de la semaine de la relève syndicale, les membres du comité exécutif du SAREUS partageront les motifs de leur implication syndicale ainsi que leur vision du syndicalisme en 2014. Nous vous présentons aujourd’hui le texte d’Alexis Grondin Landry, responsable aux affaires internes.

27 Oct

Basé sur certains des principes de l’humanisme d’égalité entre les hommes et leurs droits individuels au plein épanouissement, le syndicalisme depuis sa fondation aide les travailleurs à s’organiser collectivement afin d’améliorer leurs conditions matérielles. Cette forme d’organisation démocratique a su, grâce à la force de ses membres, faire une différence importante à l’intérieur de la société en s’efforçant de propager à l’ensemble de la société les bases sur lesquelles elle se fonde. Depuis toujours, les syndicats ont été critiqués puisqu’ils travaillent à rendre plus juste un rapport de force inégal entre le travailleur et l’employeur. La critique, souvent dissimulée sous des formules savantes d’économies ou de grands discours politiques, vise à empêcher les syndicats d’accomplir leur travail. Ils tentent plutôt d’imposer à la société des principes qui permettent l’enrichissement personnel, en affirmant que celui-ci permettra le bien-être collectif. Cependant, l’histoire a su nous démontrer que l’enrichissement collectif est le seul moyen d’améliorer le bien-être collectif.

Les syndicats, tout comme les systèmes démocratiques, semblent être à l’apogée de leurs puissances. Il est cependant important de prendre en compte que l’âge d’or de ces systèmes est depuis longtemps révolu. De leur côté, les discours dominants veulent convaincre la population que les syndicats tout comme les démocraties n’ont pas raison d’avoir les outils d’interventions qu’ils ont afin d’améliorer le sort des individus. En fait, cette capacité n’a jamais été aussi faible depuis des dizaines années, et ce grâce aux coupures dans les services sociaux et les lois antisyndicales. Les politiciens et les possédants s’attaquent plus que jamais au bien-être collectif aux acquis sociaux tout comme aux syndicats et ceux-ci n’ont plus l’appui des citoyens puisque bon nombre ont adopté un discours pessimiste face aux organisations collectives. Pourtant quelle voie reste-t-il? Que pouvons-nous alors que nous serons la première génération qui vivra moins en santé et dans des conditions matérielles plus difficiles que celle nous ayant précédés?

Je crois personnellement qu’il est plus que temps de redonner la parole au citoyen afin qu’il puisse décider de son avenir. Plus que jamais, les individus doivent s’organiser collectivement afin d’améliorer la réalité d’aujourd’hui et de demain. C’est pour cela que je crois que nous nous devons de réinventer les structures par lesquels les combats d’hier ont été menés pour que ceux d’aujourd’hui et de demain soient victorieux. Bien plus difficile et bien plus ardues que l’imposition d’une pensée unique, l’action collective ce doit d’être représentative de l’aspiration de tous et permettre d’inclure le plus grand nombre. Quelques pistes de solutions comme la démocratie liquide font surface afin de rénover nos structures démocratiques, toutefois ce sera à l’individu de décider la voie qui lui convient afin de s’assurer un meilleur lendemain. En cette semaine du renouveau syndical, j’invite donc l’ensemble des citoyens à s’impliquer dans leurs structures démocratiques afin de créer un monde de demain à leur image!